Affaire Tapie /Crédit Lyonnais : une nécessaire commission
juillet 29th, 2008Par Nicolas Dupont-Aignan,
Dans les années 80, Bernard Tapie nous présentait l’émission « Ambitions » sur TF1, afin de réconcilier les Français avec le monde de l’entreprise et leur apprendre à être « des faiseurs de fric » par l’initiative, la prise de risque et l’investissement personnel…
22 ans après, ces beaux principes sont battus en brèche puisqu’il semble plus efficace d’entretenir un réseau de connaissances et de connivences au sommet afin d’accomplir cette ambition de fortune.
L’arbitrage qui vient d’être rendu mérite une commission d’enquête car il s’agit, ne l’oublions pas, de renflouer une fortune privée avec de l’argent public. Un « Etat en faillite », des « caisses vides »… sauf en ce qui concerne l’augmentation du pouvoir d’achat de M.Tapie. Les Français qui ne peuvent partir en vacances, faute de moyens suffisants, apprécieront.
L’ancien chanteur du tube « Réussir sa vie »[1] n’avait pas précisé à l’époque que c’était aux dépens des autres.
[1] les paroles de cette inoubliable chanson sont disponibles ICI
Quand les actionnaires se nourrissent de nos institutions locales
juillet 29th, 2008« Le Monde », 17 juillet 2008 La crise du crédit est en train de s’étendre aux collectivités locales. Selon l’étude de l’agence de notation financière Fitch publiée mercredi 16 juillet, un quart des 105 milliards d’euros empruntés par les communes, départements et régions le sont dans le cadre de prêts complexes dont certains subissent, depuis 2007, une très forte hausse de leurs taux. Environ 20 à 25 milliards de prêts particulièrement risqués entraînent certaines communes dans « une fuite en avant ». (…)
Le mécanisme est souvent le même : le crédit est consenti dans un premier temps à un taux bonifié voire nul, donc extrêmement favorable, puis bascule vers un taux dit « dégradé ». Celui-ci est censé compenser les avantages de la première période, à un niveau inconnu à l’avance et fixé en fonction de critères variés : taux de l’argent, inflation ou différentiel d’inflation, taux de change entre deux ou trois monnaies, écart entre taux à court et long terme…
La première phase permet, bien sûr, des économies d’intérêts, bienvenues le temps d’un mandat électoral, repoussant à plus tard la vérité des coûts ou tablant sur une improbable baisse des taux. Mais c’est l’inverse qui s’est produit ! « Les banquiers présentent des simulations sur vingt ans, avec des hypothèses d’évolution de taux très favorables, et se gardant bien d’envisager un scénario pessimiste », raconte Jacques Descourtieux, directeur général de Finance Active. Ce prestataire qui met à la disposition de ses 1 500 collectivités locales abonnées des outils informatiques pour gérer leur dette dispose, ainsi, d’un observatoire privilégié de l’endettement local. « Dès 2005, nous alertions sur les dangers de ces produits et déconseillions de les souscrire », précise-t-il.
Ainsi, une communauté de communes rurales de 6 000 habitants a pu accumuler une dette de 74 millions d’euros et s’est vu proposer, par la banque Dexia, un emprunt de restructuration. Son taux est passé brutalement de 5,3 %, les premières années à 8,68 % en 2008, doublant ses frais financiers. « Le piège, c’est qu’une fois la période du taux bonifié passée, l’emprunteur ne peut se défaire de son prêt, sauf au prix d’indemnités exorbitantes ou à renégocier un prêt encore plus risqué. » (…)
Les hôpitaux et les organismes HLM ont, eux aussi, souscrit de tels prêts, avec les mêmes conséquences. Le 27 mars, le tribunal de commerce de Toulouse condamnait la Caisse d’épargne et Ixis à verser une provision de 600 000 euros de dommages et intérêts au bailleur social Patrimoine SA Languedocienne, pour compenser les pertes subies, et pointait le manquement du banquier à son obligation de mise en garde vis-à-vis d’un prêt jugé spéculatif. Les banques ont fait appel. La fragilisation des finances des collectivités locales n’en est qu’à ses débuts : « Peu de collectivités font banqueroute mais les budgets locaux sont de plus en plus tendus », explique David Diano, directeur du secteur des finances publiques internationales chez Fitch.
Isabelle Rey-Lefebvre
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juillet 23rd, 2008TÉLÉMATIN FRANCE2 22 JUILLET 2008
juillet 22nd, 2008Congrès de Versailles : la tambouille de la IVème République
juillet 22nd, 2008Par Nicolas Dupont-Aignan,
Certes, il ne s’agit pas de la réforme du siècle. Pour autant, on détricote un peu plus l’œuvre du Général De Gaulle et de Michel Debré, qui avait apporté cinquante ans de stabilité institutionnelle.
Comme pour le quinquennat, il s’agit a priori d’une modernité. Mais en vérité, cette réforme déséquilibre les institutions, efface un peu plus le Premier Ministre, supprime l’obligation de référendum pour l’adhésion de nouveaux Etats dans l’Union Européenne, renforce la présidentialisation du Régime.
On y parle des droits du Parlement. Tout cela est bien factice quand on sait qu’un seul parti a la majorité absolue des sièges de l’Assemblée Nationale, et qu’il est directement piloté depuis l’Elysée. En vérité, le Général De Gaulle avait voulu lutter contre le Régime des partis et son lointain successeur, lui, reconstruit le régime du Parti.
La manœuvre est surtout politicienne. Il s’agit de faire croire aux Français que le Parlement est revalorisé et que Nicolas Sarkozy est un grand démocrate. Si vraiment le Président de la République avait voulu démocratiser la Vème République, il avait l’embarras du choix : instiller une dose de proportionnelle pour rétablir le multi-partisme, lutter contre le cumul des mandats, mieux contrôler les directives de Bruxelles, et surtout faire usage du référendum.
Mais le président essaie davantage les manœuvres d’appareil, les petits chantages sur Députés et Sénateurs un peu lâches, les récompenses pour les radicaux toujours prêts de l’assiette au beurre, les petites combines pour que Bernard Tapie retrouve sa fortune, les protections pour que Jacques Lang continue de briller…
Cette après-midi à Versailles, il régnait un étrange parfum de IVème République.
Pendant ce temps, les problèmes de la France ne sont pas vraiment traités, on reste dans l’apparence, les effets de show biz, les pressions sur les médias.
Tout cela ne peut pas durer, les Français ne méritent pas cela.
Honneur aux quelques députés de la majorité, vrais gaullistes, qui n’ont pas cédé. Ce sont eux qui reconstruiront la France quand la tornade sarkozienne sera passée.
Si les Irlandais revotent, n’hésitons plus et faisons revoter pour l’élection du Président de la République Française !
juillet 16th, 2008Par Nicolas Dupont-Aignan,
En parallèle, tous les spécialistes inféodés à la technocratie bruxelloise cherchent un moyen efficace pour contourner le « NO » de ce peuple souverain.
Le président en exercice de l’UE se rend-il compte de ce qu’il est en train de faire ? De l’impasse dans laquelle il conduit l’Union européenne ?
Quand on ne respecte pas le suffrage universel, on perd toute légitimité politique et donc toute capacité d’action collective.
De plus, si l’on remet en cause l’expression du suffrage Irlandais, alors quid du suffrage français de 2007 ? En quoi ce dernier serait-il plus légitime que celui de nos voisins irlandais ? On le voit bien, avec ce type de raisonnement, la démocratie se retrouve vidée de sa substance.
Ainsi, c’est la belle idée européenne, elle-même, qui se trouve menacée par cet entêtement contraire aux valeurs démocratiques élémentaires.
Les élections de juin 2009 constitueront le référendum refusé aux peuples par Nicolas Sarkozy.
Le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture !
juillet 13th, 2008Le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture !
juillet 13th, 2008Le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture !
Le 14 juillet est censé fêter la liberté de la Nation. Comment peut-on alors imposer à nos armées de défiler devant le chef de l’Etat de la Syrie, pays qui porte une responsabilité dans le terrible attentat de 1983 contre nos casques bleus au Liban ?
Si l’on peut comprendre que le projet d’Union pour la Méditerranée impose la reprise des relations d’Etat à Etat avec la Syrie, il est, en revanche inacceptable, d’inviter avec cynisme et désinvolture le Président Bachar EL ASSAD dans la tribune présidentielle.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste de l’Essonne
Président de Debout la République